Il y a 50 ans, à l’ETAP la France sacrée championne du monde

IL Y A CINQUANTE ANS, A L’ETAP, EN PRÉSENCE DU GÉNÉRAL BIGEARD ALORS SECRÉTAIRE D’ÉTAT A LA DÉFENSE L’ÉQUIPE DE FRANCE DE PARACHUTISME ÉTAIT SACRÉE CHAMPIONNE DU MONDE !

Pau, septembre 1975. Sous un ciel béarnais clairsemé de cumulus, les meilleurs parachutistes militaires de la planète se disputent le titre suprême. Cette année-là, dans le cadre du Comité International du Sport Militaire, la France accueille les championnats du monde de parachutisme militaire, vingt-deux nationalités présentes et c’est une équipe tricolore, issue du prestigieux Bataillon de Joinville et de l’ETAP, qui va marquer l’histoire.

L’équipe de France militaire, composée de Jean-Claude Armaing (EIS-BJ), Pierre-Alain Bocquillon (EIS-BJ), Henri Deba (EIS-BJ), René Gailland (ETAP) et José Le Floch (EIS-BJ), réalise une performance hors norme : les cinq hommes trustent toutes les places sur le podium individuel, dans toutes les disciplines. Précision d’atterrissage, voltige, et combiné. Aucune médaille n’échappe à notre équipe de France.

Leur domination est telle que, par équipes, les Français ne laissent filer que la première place en précision d’atterrissage, pour s’adjuger l’argent. Mais au classement combiné par nations, l’essentiel est acquis : la France est sacrée championne du monde.

Un témoin prestigieux assiste à cet exploit : le général Marcel Bigeard, secrétaire d’État à la Défense et figure légendaire des parachutistes français. Présent sur le terrain, l’ancien chef militaire salue avec émotion « l’exemple d’une jeunesse qui sait conjuguer l’esprit de compétition, la fraternité d’armes et l’amour de la patrie ».

Cinquante ans plus tard, ce sacre demeure un jalon majeur de l’histoire du sport militaire français. À Pau, les noms d’Armaing, Bocquillon, Deba, Gailland et Le Floch résonnent encore comme ceux d’une génération dorée. Leur victoire symbolise non seulement l’excellence sportive, mais aussi la fierté d’une armée française rayonnant sur la scène internationale.

Un demi-siècle après, la mémoire de ce triomphe reste intacte : celle d’un drapeau tricolore flottant au sommet du monde, hissé par des parachutistes d’exception.