Actu défense du 21 mars 2025

Alors que s’ouvre l’exercice de combat cyber de haute intensité, Defnet, le général de corps d’armée Aymeric Bonnemaison, commandant de la cyberdéfense, revient sur les caractéristiques du combat dans le cyberespace et sur les missions du Commandement de la cyberdéfense.

Une cyberattaque peut prendre des formes multiples. Pouvons-nous imaginer que quelqu’un d’hostile s’introduise dans le système, dort gentiment pendant un certain temps et se réveille au moment opportun ?

Tout à fait. C’est une guerre sous le seuil : le but est d’être sous le radar, de ne pas être détecté lorsque nous nous introduisons chez l’adversaire. C’est un travail assez long qui demande une véritable planification et de nombreux renseignements en amont. Il s’agit de trouver la vulnérabilité qui va vous permettre d’entrer dans le système, puis de voir où vous atterrissez et comment l’adversaire travaille. Il faut ensuite choisir les outils, soit pour extraire des données, soit pour neutraliser le système. Et tout cela sans vous faire repérer par ceux qui protègent le réseau. 

Vous êtes le grand responsable de la cyberdéfense dans les armées. Qu’est-ce que cela signifie ?